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Magazine / Buick Super

Buick Super, la torpille fait des ravages en 1940

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Buick Super, la torpille fait des ravages en 1940


Buick rapporte la majorité des profits de Général Motors au début du XXème
siècle. Avec la Grande Dépression suite au krach de 1929, Buick perd une
importante part de clients. La marque revient au devant de la scène en 1938
en arrachant une quatrième position dans les sorties d'usine. L'année 1940
signe l'étalage des grosses berlines ; la gamme s'étend à six modèles de
référence dont le Super issu de la série 50. Répertoriée au dessus de la
Special, elle se classe tout de même derrière le Roadmaster et le Century.


Le style de la Buick Super est largement repris des autres divisions de
Général Motors. La forme dite torpille se doit au corps en pointe ajusté à
la toute nouvelle plateforme C. Ainsi Pontiac Torpedo, Oldsmobile 90 et
Cadillac 62 partagent les silhouettes des Buick Roadmaster et Super. Plus
épuré sans les marchepieds, la Buick Super combine un capot court et un
arrière étiré comme les plus grosses berlines pouvant ainsi accueillir 6
passagers des plus confortablement. La haute calandre munie de stries
horzontales se scinde en deux par la crète du capot qui redescend jusqu'au
parechoc. Toujours à l'avant, les phares ronds s'intègrent harmonieusement
au bord des larges ailes dessinées, ils se chapeautent d'une petite ligne
chromée. A noter que le millésime 41 adopte l'ouverture bilatérale du capot
et propose une nouvelle palette de coloris à 2 teintes.


La gamme de Buick Super de 1940 s'étend des cabriolets 2 ou 4 portes à la
berline en passant par les break et coupé. Le break et cabriolet 4 portes
disparaissent l'année suivante au profit d'un coupé affaire dit Business.
Ne pouvant que s'insérer dans le compartiment réduit, la motorisation de la
Buick Super est le Fireball de 4,1 L de cylindrée. Ce moteur 8 cylindres en
ligne également en service sur le Spécial développe 107 chevaux en 1940 et
s'améliore (double carburation à 2 barils et haute compression) passant à
125 ch. en 1941 ; il se couple à la transmission manuelle à 3 rapports.


Dans l'habitacle, la Buick Super s'habille de vinyle de bonne qualité, les
chromes sont omniprésents : de la planche de bord, à l'intérieur du volant
aux poignées et aux encadrements. De nombreux compteurs affichent les
informations nécessaires à la conduite ; du côté passager une horloge
s'incruste dans le chrome. La radio vient s'ajouter à la liste d'options
dont font partie les éléments populaires comme les phares anti-brouillard,
les jupes d'aile ou encore les protections des pare-chocs.


La première génération de Buick Super (1940-41) connait un succès
retentissant avec presque 130000 unités sorties des chaînes de montage la
première année puis plus de 92000 exemplaires l'année suivante. Elle marque
l'histoire de Buick et contribue aux ventes records de Général Motors sur
cette période. En 1959 après cinq générations, la Buick Super se remplace
par la Riviera. La désignation Super sera reprise un demi-siècle plus tard
pour une finition haut de gamme des modèles Lucerne et LaCrosse