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Magazine / Alliance Chrysler Fiat

Le rachat des actifs de Chrysler par Fiat, une renaissance éclair du groupe

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Le rachat des actifs de Chrysler par Fiat, une renaissance éclair du groupe


Complètement chamboulé par la séparation avec le groupe Daimler-Benz en
2007 et du coup la disparition des capitaux à plus de trois quarts,
Chrysler, comme les autres grands constructeurs automobiles, a été touché
de plein fouet par la crise financière, les banques n'accordant que des
crédits minimes.


Le Jeudi 30 Avril 2009, Chrysler s'est vu contraint de déposer le bilan ;
on sous-entendait le jour même une vague alliance avec le groupe Fiat. Vite
démenti par communiqué, Chrysler s'est donc placé sous le chapitre 11 de la
loi américaine c'est à dire en régime de faillite.


Il s'agit d'ailleurs de l'une des faillites les plus importantes dans
l'histoire des Etats-Unis mais le statut a permis au groupe de continuer
son activité en se soustrayant des créanciers.


La position sociale et juridique devenue par conséquent profitable aux
éventuels racheteurs, Fiat s'est vite ravisé ou attendait plutôt patiemment
la situation avant tout accord.


L'annonce officielle de l'alliance Chrysler - Fiat a eu lieu le 10 Juin
dernier, le lendemain de l'annonce par la Cour Suprême des Etats-Unis de
l'autorisation de ce projet, suspendu à cause du recours des créanciers.


Cette union a permis a Fiat de ne reprendre que les actifs intéressants :
en effet, aucun fond à avancer, juste un partage de technologie et une
détention directe de 20 % du capital, une affaire rondement menée par le
président de Fiat, Sergio Marchionne qui devient aussi du coup directeur
général de Chrsyler. Le pourcentage passera à 35 dès le lancement de la
fabrication de nouveaux modèles.


Le fond à gestion syndicale (United Auto Workers) quant à lui détient
désormais 68% des capitaux du nouveau Chrysler Fiat LLC, l'Etat à hauteur
de 10 % et 2% pour le Canada.


60 jours, une rapidité époustouflante appuyée sans contestes par l'état qui
voulait un retour à la compétitivité et la viabilité de l'entreprise.


Opérationnel tout de suite dans pratiquement tous les secteurs, Chrysler
renaît de ses cendres à la vitesse de la lumière ; le président de Fiat a
déclaré son empressement à réouvrir les quelques usines arrêtées, cependant
restructuration oblige, au moins un quart des concessionnaires mettraient
la clé sous la porte .


Fiat s'accaparera bien évidemment de la plupart du capital au fur à mesure
mais pour dépasser la majorité, le groupe devra s'affranchir des aides
avancées par l'État pour la survie de Chrysler s'élevant à près de 6
milliards. Ça ne va pas être demain!


Depuis 85 années et la naissance de la Six, Chrysler a figuré parmi l'élite
des constructeurs automobiles américains, le groupe ne pouvait cesser comme
çà, l'alliance avec Fiat autorisée par la commission européenne le 24
Juillet va engendrer des sacrifices mais perpétuera la légende de la marque
et nous fera toujours rêver.